GAMA

L'anonymat sur Internet

Introduction

Ce site Internet est un des livrables que l'équipe GAMA a réalisé dans le cadre du cours de Cartographie de Controverses, qui a lieu en première année à ESIEE Paris. Nous avions pour mission de trouver un sujet intéressant et de le traiter selon un protocole particulier. Nous avons été suivie par un professeur lors des séances de travaux pratiques et par un autre professeur pour la partie gestion de projet. Les résultats ont été médiatisés par une affiche, un livret et ce Site Web.
Notre sujet de controverse : Les réseaux sociaux doivent-ils être un espace “pseudo-anonyme”?
Bonne lecture !

Origine de la controverse

Tout d’abord, ce sujet concerne les réseaux sociaux que l’on peut qualifier d’espace d’échange. De nos jours, les réseaux sociaux ont une influence considérable sur de nombreuses personnes. Ils peuvent être utilisés pour rencontrer, échanger, partager du contenu avec d’autres personnes. Une caractéristique commune à presque tous les réseaux sociaux est celle de l’anonymat* entre les utilisateurs. En effet, que ce soit sur Facebook, Twitter, Instagram les utilisateurs ont le choix de ne pas divulguer leur identité en utilisant des pseudonymes*. Un réseau social est un espace où les personnes sont pseudo-anonymes. On emploie le terme “pseudo-anonyme” puisque les utilisateurs sur les réseaux sociaux ne sont pas réellement anonymes. En effet, les réseaux sociaux ont, dans l’absolu, accès à certaines données qui peuvent retracer l’identité d’un utilisateur. Ils peuvent avoir accès à l’adresse IP* de l’appareil connecté ainsi que des informations liées à celui-ci. Grâce à ces informations, l’hébergeur* peut avoir directement des informations sur l’identité de l’utilisateur. Même s’il est possible d’utiliser certaines techniques pour réduire considérablement ces traces d’identité numérique (VPN* principalement). Ces outils sont réservés à une très petite partie de la population. Ce qui implique que l’anonymat en tant que tel sur les réseaux sociaux n’existe pas ! En effet, la plupart des utilisateurs utilisent des pseudonymes et certains pensent que grâce à cette couverture, ils sont anonymes. Ce sentiment d’anonymat peut conduire à des publications haineuses, malveillantes ou vindicatives.

Pourquoi est-ce une controverse ?

Par ailleurs, on peut qualifier ce sujet de controverse, car il suscite un véritable débat et génère un désaccord entre plusieurs acteurs. En effet, les personnes qui prônent le pseudo-anonymat considèrent que les réseaux sociaux sont un espace de liberté, où la vie privée et l'identité des personnes restent des données intimes. De plus, ces personnes considèrent que le réseau social est un outil qui favorise la liberté d’expression à travers l’utilisation d’un pseudonyme et qu’il s’agit d’un outil indispensable pour les lanceurs d’alerte par exemple. D’ailleurs, grâce aux réseaux sociaux, des mouvements sociaux se sont créés pour libérer certains tabous comme avec: #MeToo, #MeTooInceste. Ces mouvements-là ont été catalysés par des témoignages de personnes pseudo-anonymes principalement. Néanmoins, d’autres personnes sont en défaveur de ce pseudo anonymat sur les réseaux sociaux car il entraînerait des dérives dangereuses, malsaines. Cette liberté d’expression et le sentiment d’anonymat favorisent des comportements déplacés, voire condamnables, car certains utilisateurs se sentent protégés ou intraçables puisqu'ils utilisent des pseudonymes. Ces acteurs considèrent que le pseudo anonymat conduit inévitablement vers la violence, la haine ou le cyber-harcèlement*. En effet, les réseaux sociaux sont incontestablement des foyers de haine, où des personnes peuvent dire des propos intolérables,racistes, sexistes, homophobes etc. Ces plateformes peuvent être un point de rencontre pour des groupes extrémistes qui véhiculent des idéologies qui incitent à la haine ou qui appellent à la violence (terroristes, criminels, néonazis etc).